dimanche 29 novembre 2015

Jean-Paul Bertaud-Historien

Extraits d'un article à lire dans Le Monde du 29 november 2015

Spécialiste français de l'histoire sociale de l'armée sous la Révolution et l'Empire, Jean-Paul Bertaud est mort, le samedi 21  novembre à son domicile parisien, à l'âge de 80 ans.
Né le 2  août 1935 à Soissons, où son père, Alfred, officier, est en poste, le jeune Jean-Paul grandit en fait au village de Montournais (Vendée), dont les Bertaud sont originaires. Dans ce milieu très marqué par la culture militaire et les valeurs du catholicisme traditionnel, l'enfant est très tôt bercé par les récits de la geste des Chouans. Ce qui ne manquera pas d'être décisif lorsqu'il se révélera historien.[…]

jeudi 19 novembre 2015

Séquence en EMC : Etat de droit, terrorisme et renforcement sécuritaire

Etat de droit, terrorisme et renforcement de la sécurité 

Le terrorisme menace-t-il la démocratie ? Quelles sont les conséquences du renforcement sécuritaire ?


Compétences travaillées : 
- Poser une problématique à partir d’une vidéo, 
- Comprendre et analyser un discours politique,
- Mobiliser les élèves autour des valeurs de la République
- Développer le sens moral et l’esprit critique
- Se préparer à l’exercice de la citoyenneté

Le "tout sécuritaire" en marche : la question de la déchéance de nationalité

L'Etat d'urgence a été instauré après les attentats de Paris. Il sera certainement prolongé de trois mois.
On entend des critiques sur le chiffrage des informations qu'on échange, car ce chiffrage empêcherait les services de renseignement de faire leur travail en espionnant les conversations par téléphone ou internet (Edward Snowden doit avoir de plus en plus de mal à dormir).

Quel prix nos libertés individuelles et collectives vont-elles devoir payer au nom de l'exigence de sécurité ? Ces atteintes aux libertés sont-elles réellement nécessaires ? Les mesures liberticides sont-elles justes et efficaces ? Qui peut garder un regard lucide et défendre nos lois et nos principes démocratiques dans un contexte ou les juges sont mis hors jeu (par l'état d'urgence) et dans un contexte aussi violent et passionné?

Nous devons former des futur citoyens responsables, conscients de leurs droits et devoirs, et capables de s'engager. La tâche est particulièrement hardue aujourd'hui, mais elle est absolument essentielle.

Voici un sujet qui peut servir à une réflexion autour de l'Etat de droit et de la question de la nationalité.

D'après un article publié dans Le Monde du mercredi 18 novembre 2015 et intitulé "Revirement politique sur la déchéance de nationalité", le Président souhaite revoir ses positions sur la question de la déchéance de nationalité.

dimanche 15 novembre 2015

Guerre et terrorisme, les mots ont une histoire

La France a payé le prix du sang à nouveau. Après le 7 janvier 2015, la date du 13 novembre 2015 restera gravée dans notre histoire.

N'oublions pas que d'autres pays sont aussi victimes du terrorisme en ce moment ou l'ont été dans le passé.


Dans le discours présidentiel qui a suivi les attentats, François Hollande parle d'un "acte de guerre", expression qu'il répète plusieurs fois comme pour nous en convaincre.

L'expression de "guerre contre le terrorisme" est une expression que les autorités américaines ont imposée au monde après les attentats du 11 septembre 2001. Il s'agissait alors de choisir son camp dans une vision manichéenne et caricaturale du bien et du mal. La France s'est alors rangée dans le camp des Etats alliés des Etats-Unis qui allaient organiser la lutte contre le terrorisme et s'est engagée, modestement, dans la guerre en Afghanistan (les derniers soldats français ont d'ailleurs été retirés de ce terrain d'opération après la victoire de François Hollande).

Ces mots, ces expressions ont donc une histoire elle-même largement teintée d'idéologie.

jeudi 12 novembre 2015

Accompagner les équipes éducatives dans la mise en œuvre de la refondation de l'école et de la réforme du primaire et du collège

Voici quelques ressources pour comprendre les grands axes des réformes en cours à l'école primaire et au collège et préparer la rentrée prochaine :
- vidéo : « le socle commun en 3 minutes » sur Eduscol
- présentation réalisée par des collègues du lycée de Londres
- un document Eduscol pour accompagner les équipes

Ces réformes doivent entraîner une évolution de nos pratiques en tant qu'enseignants. Les enseignements interdisciplinaires sont nombreux et doivent mobiliser un travail d'équipe associant plusieurs disciplines mais aussi plusieurs acteurs du système éducatif, l'enfant, les parents, les enseignants, la Vie scolaire et l'administration, ainsi que des acteurs extérieurs susceptibles d'apporter leur expertise (ex : rencontre avec des artistes dans le PEAC).

C'est un immense chantier que nous devons mettre en place et un nouveau paradigme à construire.


Dans le secondaire, l'ensemble des contenus disciplinaires doivent être articulés avec le nouveau socle commun. Le travail par compétences et l'évaluation des compétences sont une nécessité.

Retroussons nos manches, nous avons du pain sur la planche mais le défi est passionnant !

vendredi 16 octobre 2015

Rendez-vous de l'histoire de Blois n°18

A lire dans Le Monde du 17 octobre 2015 (extrait) :

Quand l'histoire globale favorise la revanche des empires



Les empires passent, les mentalités impériales restent. Tel pourrait être le message à retenir de la 18e édition des Rendez-vous de l'Histoire (RDVH) de Blois consacrée aux empires et dont Le Monde est partenaire. Toujours aussi populaire, ce festival de l'Histoire, qui a rassemblé 40  000 visiteurs du 8 au 11  octobre, a ouvert cette année ses portes sur un thème complexe, une "  rencontre entre l'exceptionnel et le général  ", explique Jean-Noël Jeanneney, président du conseil scientifique des RDVH. En effet, comme l'empire n'est pas une catégorie universellement partagée, sa définition reste délicate.
Jamais l'expression "  empire  " n'a autant été utilisée que depuis la fin de la guerre froide en  1991. "  Empires économiques  ""  numériques  ""  médiatiques  " et "  nostalgied'empires  "sont des formules qui rythment notre époque où l'Etat-nation est remis en question. L'empire renvoie à la puissance et à la domination, deux concepts qui trouvent un écho particulier dans un XXIe  siècle mondialisé, lequel ouvre la voie à de nouvelles approches historiques. Résoudre aujourd'hui l'énigme de l'empire nécessite le recours à l'histoire globale. Cela suppose d'inviter les Etats et les sociétés à s'adapter au train de l'histoire mondiale.

De fait, le festival de Blois a été le théâtre d'une offensive en trois temps de l'histoire globale. La leçon inaugurale prononcée par l'un de ses tenants, Serge Gruzinski, spécialiste de l'Amérique latine, a été l'occasion de reconnaître qu'en France on ne pouvait plus faire de l'histoire comme avant. "  Même si l'histoire globale existe depuis deux mille ans, dit-il, l'histoire des empires permet de revisiter l'histoire nationale dans ces nouveaux horizons.  "
Autre poussée d'histoire globale, la ministre de l'éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, est venue défendre les programmes d'histoire , à savoir un compromis entre histoire globale et histoire nationale. Cet "  effort de conciliation  " sera possible, explique-t-elle, si l'on parvient à expliquer l'histoire mondiale en utilisant la France comme fil conducteur ou "  fil de Marianne  ", selon son expression.
inquiétudes légitimesEnfin, après les empires et les nations comme modèles, rappelle Jean-Noël Jeanneney, apparaît une troisième référence toute neuve  : l'Union européenne. Des nations qui ont librement décidé de s'associer en dépit des incertitudes du monde. Comme la mondialisation et les empires ne produisent pas de l'identique mais de la diversité, poursuit-il, le processus d'adaptation de la société et de l'Etat français à la mondialisation suscite des inquiétudes légitimes.

Cette entrée en force dans l'histoire globale soulève cependant quatre défis. Le premier est posé en ces termes  : serons-nous fidèles à "  l'histoire problème  ", comme le souhaite Jean-Noël Jeanneney, ou devons-nous faire allégeance à "  l'histoire récit  ", comme le défend l'écrivain Régis Debray  ? La rigueur ou l'imagination  ? Progresser avec lucidité ou avancer en regardant dans le rétroviseur  ?

D'où le deuxième défi  : dans ce monde où les passions identitaires et les nostalgies impériales renaissent, qui de l'histoire critique ou de l'histoire fable l'emportera, s'interroge Romain Bertrand, spécialiste de l'Indonésie, qui voit dans la seconde l'ectoplasme de l'histoire identitaire, cette conception d'une France éternelle, défendue par le Front national.

Dans ce choc des histoires et des mémoires impériales, la France réussira-t-elle sans repentance, ni condescendance, à affronter les pages sombres de son histoire coloniale, une catégorie sinon méprisée, du moins totalement à la marge dans le monde académique, regrette Pascal Blanchard, rare expert français en études postcoloniales.

Enfin, dernier enjeu, la France parviendra-t-elle, s'interroge le politiste Bertrand Badie, à surmonter les quatre symptômes impériaux qui la caractériseraient  : Paris renoncera-t-elle un jour à sa "  responsabilité particulière  " en Afrique  ? La "  surdimension du militaire, l'interventionnisme tous azimuts et la réinvention de la croisade ou le néoconservatisme à la française  ". Mais si la France n'entre pas en guerre, ne sort-elle pas de l'Histoire  ?
[…]
article de Gaïdz Minassian

Images d'Art, une nouvelle ressource extraordinaire en ligne

Image d'arts, c'est 500 000 œuvres de musées français en ligne
"Une belle manière de faire progresser l'accès de tous à la culture, grâce au numérique", s'est exclamée la ministre de la culture, Fleur Pellerin, en inaugurant  Images d'art, mercredi, à la Cité des sciences, à Paris. Ce nouveau site (accessible à l'adresse images-art.fr) propose au grand public de découvrir, de collectionner et de partager gratuitement des photographies de plus de 500 000 œuvres présentées dans les musées français. Conçue par la Réunion des musées nationaux-Grand Palais à partir de son fonds photographique, cette plate-forme numérique se présente sur sa page d'accueil sous la forme d'un mur d'images actualisé en permanence (voir la démonstration sur YouTube). En cliquant sur chacune d'elle, le visiteur se voit proposer d'autres œuvres du même artiste et de la même période et peut voir plus précisément qui utilise la même technique ou les mêmes couleurs dominantes. Un second niveau de lecture affiche les détails de l'œuvre, son auteur, son titre, l'année de sa création et le musée où elle est exposée. En outre, une fonctionnalité permet de partager n'importe quelle image par le biais d'une messagerie électronique ou des réseaux sociaux. Appelé à évoluer, le site va peu à peu s'enrichir de toutes les ressources disponibles sur le Web pour chaque œuvre : le site est interconnecté avec des musées en ligne et l'encyclopédie en ligne Wikipédia, et envisage des liens renvoyant vers l'Institut national de l'audiovisuel (INA) pour permettre d'accéder à des vidéos des œuvres. L'ensemble des données du site est accessible pour un usage privé ou scolaire, grâce à une interface, le but étant de favoriser les usages pédagogiques. Un bel outil documentaire et de découverte mis à disposition des élèves et des étudiants.